Plugin knxSecure

Le plugin knxSecure permet de piloter et superviser une installation KNX depuis Jeedom via une passerelle KNX/IP. Il prend en charge le KNX IP Secure (tunneling TCP chiffré et routing secure), la lecture des projets ETS (.knxproj) et des trousseaux de clés (.knxkeys), ainsi qu’un moniteur de bus temps réel.

Vue d'ensemble du plugin knxSecure : liste des équipements KNX

Principe de fonctionnement

Jeedom (PHP)  ◄──socket TCP──►  daemon Python  ◄──KNX/IP──►  Passerelle  ◄──►  Bus KNX

Un daemon Python (basé sur la bibliothèque xknx) maintient la connexion avec la passerelle KNX/IP. Jeedom dialogue avec ce daemon ; les changements d’état remontés par le bus mettent à jour les commandes en temps réel.

Compatibilité


Installation

  1. Installez le plugin depuis le Market Jeedom.
  2. Activez-le sur la page du plugin.
  3. Lancez l’installation des dépendances (bouton Dépendances sur la page de configuration). Le plugin crée un environnement Python isolé et installe xknx et xknxproject.
  4. Démarrez le daemon.

Page de configuration du plugin avec le bouton Dépendances

Vérifiez l’état des dépendances et du daemon sur la page Santé du plugin (voir ci-dessous).


Premier démarrage pas à pas

Ce parcours vous mène de l’installation à un premier équipement qui réagit. Chaque étape a un point de contrôle : ne passez à la suivante que s’il est vert.

  1. Installer les dépendances. Page de configuration → bouton Dépendances. Attendez la fin de l’installation. → Contrôle : page Santé, l’indicateur Dépendances Python est au vert.

  2. Choisir le mode de connexion. Onglet Connexion KNX → sélectionnez le mode (le plus courant : Tunneling UDP). En tunneling, cliquez sur Découvrir pour trouver l’IP de votre passerelle, ou saisissez-la (port 3671). → Contrôle : l’IP et le port sont renseignés. En Secure, complétez l’onglet Sécurité (voir plus bas).

  3. Démarrer le daemon et tester la connexion. Onglet Daemon → bouton Tester la connexion KNX. → Contrôle : badge vert « Passerelle KNX connectée ». Si rouge → voir Catalogue d’erreurs en fin de page.

  4. Importer votre projet ETS (recommandé). Onglet Projet ETS → glissez le .knxprojAnalyser. Cela récupère toutes vos adresses de groupe et leurs DPT. → Contrôle : le nombre d’adresses de groupe extraites s’affiche.

  5. Créer un premier équipement. Soit via l’import auto (onglet Import auto du projet), soit manuellement : nouvel équipement → choisissez un profil (ex. Lampe on/off).

  6. Vérifier qu’il réagit. Sur une commande action de l’équipement, cliquez sur Tester pour envoyer un télégramme ; ouvrez le Bus Monitor en parallèle pour voir le télégramme partir et l’état revenir. → Contrôle : la commande info (état) se met à jour dans Jeedom.

Si l’état ne remonte pas à l’étape 6, c’est presque toujours une histoire de flags (FlagInit) ou de GA d’état — voir Comprendre un équipement et Lecture des états ci-dessous.


Page Santé

La page Santé du plugin affiche un état synthétique en 7 indicateurs, utile en premier réflexe avant de creuser dans les logs :

Indicateur OK En erreur
Daemon KNX daemon en cours d’exécution daemon arrêté
Configuration daemon configuration valide (lançable) configuration incomplète (mode de connexion mal renseigné, etc.)
Dépendances Python xknx / xknxproject installés dans l’environnement virtuel environnement virtuel absent ou import Python en échec → relancer l’installation des dépendances
Passerelle KNX passerelle joignable en ping (modes tunneling) — non applicable en Routing passerelle non joignable, ou adresse IP non configurée
Connexion KNX (daemon) le daemon rapporte une connexion active au bus (dernier heartbeat < 90 s) aucun heartbeat récent, ou daemon connecté mais pas au bus (reconnexion automatique en cours)
Fichier .knxkeys fichier présent sur le disque (si méthode .knxkeys choisie en Secure) fichier introuvable ou non importé
Port socket daemon port TCP local en écoute port non accessible (daemon en cours de démarrage, ou conflit de port)

Connexion KNX (daemon) est distinct du simple ping réseau : il reflète l’état applicatif réel (négociation du tunnel ou de la session Secure), remonté par le daemon à chaque battement de cœur (heartbeat).


Configuration de la connexion

La page de configuration s’organise en quatre onglets : Connexion KNX, Projet ETS, Sécurité, Daemon. Choisissez d’abord le mode de connexion en haut de page.

Onglet Connexion KNX avec le sélecteur de mode de connexion

Modes de connexion

Mode Usage Champs requis
Tunneling UDP Le plus courant. Connexion point à point via une passerelle IP. Adresse IP, Port (défaut 3671)
Tunneling TCP Connexion TCP fiable (recommandée pour les liaisons instables). Adresse IP, Port, adresse tunnel optionnelle
Tunneling TCP Secure Tunneling chiffré KNX IP Secure. IP, Port + section Sécurité
Routing Multicast Mode broadcast réseau (plusieurs participants). Groupe multicast (défaut 224.0.23.12), Port, IP locale optionnelle
Routing Secure Broadcast chiffré. Groupe multicast + Backbone key

Découverte automatique : en mode tunneling, le bouton Découvrir scanne le réseau à la recherche des passerelles KNX/IP disponibles.

Découverte automatique des passerelles KNX/IP sur le réseau

Tunneling UDP

Le mode par défaut et le plus répandu : Jeedom se connecte en point à point à la passerelle via UDP, comme le fait ETS. Champs requis : adresse IP et port (défaut 3671) de la passerelle.

Le champ Adresse individuelle du tunnel (ex. 1.1.255) est optionnel : laissé vide, xknx négocie automatiquement un slot tunnel libre auprès de la passerelle. Ne le renseigner que si vous voulez forcer un slot précis (voir Statut des slots ci-dessous).

Tunneling TCP

Identique au mode UDP (mêmes champs IP/port), mais la connexion passe en TCP plutôt qu’en UDP. À privilégier si votre liaison réseau est instable ou traverse un VPN/NAT : le TCP garantit la remise des télégrammes (pas de perte silencieuse comme peut le faire l’UDP), au prix d’une latence légèrement supérieure. L’adresse individuelle du tunnel reste optionnelle, comme en UDP.

Tunneling TCP Secure

Tunneling chiffré KNX IP Secure (nécessite ETS 5.5+ ou ETS 6 et une passerelle compatible Secure). Mêmes champs IP/port que les deux modes précédents, complétés obligatoirement par l’onglet Sécurité (voir plus bas) pour l’authentification.

L’adresse individuelle du tunnel est :

Routing Multicast

Mode broadcast : Jeedom rejoint un groupe multicast réseau et voit passer tous les télégrammes du bus, sans réserver de slot tunnel — plusieurs clients (Jeedom, ETS, autres superviseurs) peuvent donc être connectés en même temps. C’est le mode recommandé face à un KNX IP-Router.

Champs : groupe multicast (défaut 224.0.23.12), port, et IP locale optionnelle (à renseigner si le serveur Jeedom a plusieurs interfaces réseau, pour choisir celle qui reçoit le multicast).

Prérequis réseau : le routeur/passerelle doit avoir le routing activé avec des tables de filtrage correctement configurées (sinon les commandes envoyées depuis Jeedom ne sont pas relayées sur le bus physique), et le réseau doit autoriser le trafic multicast/IGMP entre le serveur Jeedom et la passerelle.

Routing Secure

Variante chiffrée du Routing Multicast : mêmes champs et mêmes prérequis réseau, avec en plus la Backbone key (32 caractères hexadécimaux, définie dans ETS et partagée par tous les participants Secure du routing) à renseigner dans l’onglet Sécurité. Un délai de latence optionnel (ms) permet d’absorber les écarts d’horloge entre participants sur un réseau au timing peu fiable.

Interface bus physique (TPUART / USB / FT1.2) — non prise en charge

knxSecure gère uniquement les passerelles KNX/IP (tunneling et routing ci-dessus). Une interface raccordée directement au bus KNX (carte TPUART intégrée, interface KNX-USB, coupleur série FT1.2) n’est pas prise en charge : la bibliothèque xknx utilisée par le plugin ne parle que KNXnet/IP.

Pour ce type d’installation, utilisez le plugin eibd, prévu pour piloter les interfaces physiques. Vous pouvez aussi installer un service knxd externe qui expose votre interface physique comme une passerelle KNX/IP locale, puis pointer knxSecure dessus en Tunneling (127.0.0.1:3671).

Statut des slots tunnel de la passerelle

Bloc Slots tunnel de la passerelle avec l'état de chaque slot

En modes tunneling (UDP/TCP/TCP Secure), un bloc Slots tunnel de la passerelle affiche en direct :

En l’absence de réponse de la passerelle (daemon non connecté ou erreur réseau), un message d’erreur s’affiche avec un bouton Reconnecter.


Sécurité (KNX IP Secure)

Cet onglet n’est utile que pour les modes Tunneling TCP Secure ou Routing Secure. Deux méthodes d’authentification :

Méthode 1 — Fichier .knxkeys (recommandée)

Exportez le trousseau depuis ETS (Rapports → Sécurité KNX → Exporter le trousseau), puis :

  1. Glissez le fichier .knxkeys dans la zone prévue.
  2. Saisissez son mot de passe (défini lors de l’export ETS).
  3. Cliquez sur Inspecter pour vérifier les slots tunnel et clés contenus.

Onglet Sécurité : import du fichier .knxkeys et bouton Inspecter

xknx sélectionnera automatiquement un slot tunnel compatible.

Méthode 2 — Identifiants manuels

Si vous ne disposez pas du .knxkeys, saisissez directement :

Routing Secure

Renseignez la Backbone key (32 caractères hexadécimaux) et, si besoin, la latence en millisecondes.


Import d’un projet ETS (.knxproj)

L’import d’un projet ETS permet de récupérer automatiquement la liste des adresses de groupe, leur DPT et la topologie, sans les saisir à la main.

  1. Onglet Projet ETS → glissez votre fichier .knxproj.
  2. Si le projet est protégé, saisissez le mot de passe ETS.
  3. Cliquez sur Analyser le projet.

Onglet Projet ETS : dépôt du fichier .knxproj et analyse

Le plugin extrait les adresses de groupe (avec leur DPT d’origine), la topologie (zones, lignes, participants) et les localisations. Ces données alimentent ensuite la création d’équipements et le moniteur de bus.

L’analyse se fait via le daemon si disponible, sinon via un parseur PHP natif intégré (lecture du ZIP .knxproj sans dépendance).

Ré-importer un projet (détection des changements)

Réimporter un .knxproj par-dessus un projet déjà chargé déclenche automatiquement une comparaison avec l’import précédent, affichée sous forme de compteurs par type de changement : ajoutées, supprimées, DPT modifié, renommées, avec le détail adresse par adresse pour chaque catégorie.

Comparaison de deux imports ETS : compteurs ajoutées / supprimées / DPT modifié / renommées

Si des DPT ont changé, un bouton Appliquer les DPT modifiés aux GA et commandes met à jour en un clic le DPT enregistré sur les adresses de groupe concernées ainsi que sur les commandes des équipements qui les utilisent — évite de corriger chaque commande à la main après une évolution du projet ETS.

Les boutons Remplacer / Effacer (sur le résumé du projet chargé) permettent respectivement de relancer un import ou de supprimer le projet enregistré.


Import automatique d’équipements

Une fois un projet ETS analysé, le plugin peut créer les équipements tout seul, sans saisie manuelle. Onglet Import auto de la modal Projet → sélecteur Mode, puis Analyser pour prévisualiser, cochez ce qui vous convient, et Créer les équipements sélectionnés.

Import auto : équipements détectés avec leur type, leurs GA et DPT

Trois modes de regroupement :

Mode Regroupe les GA… Quand l’utiliser
Par fonction ETS selon les Functions définies dans ETS si votre projet ETS contient des fonctions (le plus fiable)
Par dossier d’adresses par dossier racine + identité de nom (« Lampe 1 » et « État Lampe 1 » → même équipement) si le projet n’a pas de fonctions ETS
Par appareil par appareil physique KNX (onglet Topologie) pour retrouver un équipement par module physique

Si vous choisissez Par fonction mais que le projet ne contient aucune fonction ETS, le plugin bascule automatiquement sur le mode Par dossier. Le type d’équipement (lampe, volet…) et les DPT sont devinés depuis ETS ; vérifiez le résultat avant de valider.

Comprendre les icônes de la prévisualisation

Chaque ligne de commande affiche deux pastilles distinctes, à droite du champ d’adresse — elles ne disent pas la même chose :

Icône Signification Que faire
cercle vert Une adresse de groupe a bien été trouvée pour cette commande. Rien, c’est le cas normal.
⚠️ cercle orange (à la place du vert) Le champ d’adresse est vide : aucune GA n’a pu être associée. Saisissez l’adresse à la main, ou laissez vide (la commande sera créée sans adresse).
⚠️ triangle orange (colonne suivante) Cette adresse est déjà utilisée par un équipement Jeedom existant. Survolez l’icône : l’infobulle donne le nom (« Déjà utilisée par Équipement · Commande »). Vérifiez que vous ne créez pas un doublon qui piloterait les mêmes adresses.
🕘 petite horloge bleue (à côté du nom) L’adresse affichée a été restaurée de votre édition précédente, mémorisée dans le cache du projet. Rien, vos modifications manuelles ont été conservées.

Le vert et le triangle apparaissent donc souvent ensemble : l’adresse est valide et déjà prise ailleurs. Si toutes vos lignes portent le triangle, c’est le signe que ce projet a déjà été importé (ou migré depuis eibd) — relancer la création produirait des équipements en double.

Les adresses déjà utilisées sont pénalisées lors de l’association automatique (le plugin préfère une adresse libre) mais restent proposées faute de mieux : c’est à vous de trancher.


Migration depuis le plugin eibd

Si vous utilisiez déjà le plugin eibd, knxSecure peut recréer vos équipements en conservant adresses de groupe et commandes — pas besoin de tout ressaisir.

Migration EIBD : liste des équipements eibd à reprendre, avec cases à cocher

  1. Bouton Migration EIBD (page du plugin) → la liste de vos équipements eibd s’affiche avec des cases à cocher.
  2. Cochez les équipements à migrer (ou tous), puis Migrer la sélection.
  3. Une fenêtre propose un objet de destination (pièce Jeedom) : laissez vide pour conserver l’objet d’origine de chaque équipement.

Ce qui est repris automatiquement : le nom, l’objet/pièce, les adresses de groupe (normalisées en 3 niveaux si besoin), les DPT (les DPT propriétaires ABB sont ignorés), le mappage action/état, et le widget du type détecté. Un équipement déjà migré n’est pas recréé en double.

La migration ne supprime pas vos équipements eibd : les deux coexistent tant que vous ne désactivez pas l’ancien. Testez le comportement sous knxSecure avant de retirer eibd.


Création d’équipements

Chaque équipement knxSecure représente un appareil KNX (lampe, volet, thermostat…). Ses commandes portent les adresses de groupe :

Fiche équipement : commandes info (état) et action (écriture) avec leurs adresses de groupe

Profils prêts à l’emploi

À la création, un profil applique automatiquement les bonnes commandes et le bon widget. Profils disponibles :

Choix d'un profil prêt à l'emploi à la création d'un équipement

Catégorie Profils
Éclairage Lampe on/off, variateur, bouton poussoir
Ouvrants Volet/store, serrure/portail, contact porte/fenêtre
Chauffage / Climat Thermostat, chauffage plancher
Capteurs Température, présence/mouvement, capteur numérique générique
Confort Ventilateur/VMC, scène, sélecteur de mode
Sécurité Alarme, détecteur
Énergie Compteur (puissance, consommation, V/A)
Divers Station météo, notification texte, valeur numérique, interrupteur générique

Il reste possible de partir d’un profil générique et d’ajouter les commandes manuellement.

DPT automatique

Lorsque les commandes sont créées à partir des adresses importées du .knxproj, le DPT est propagé automatiquement et le sous-type Jeedom (binaire / numérique / chaîne) est déduit du DPT principal.

Les flags KNX

Chaque commande porte cinq cases à cocher (colonne Flags) qui déterminent son comportement sur le bus. Ce sont les flags KNX standards :

Flag Rôle Typiquement actif sur
Lecture (Read) Jeedom répond à un télégramme Read reçu sur cette GA en renvoyant la valeur courante. Un seul objet par GA doit l’avoir. rare
Écriture (Write) La valeur de la commande est mise à jour quand un participant écrit sur cette GA. commandes info (état)
Transmettre (Transmit) Quand la valeur change dans Jeedom, un télégramme Write est émis sur le bus. commandes action
Mise à jour (Update) La valeur se met aussi à jour à partir des réponses de lecture (pas seulement des écritures). commandes info
Initialiser (FlagInit) Au démarrage du daemon, un Read est envoyé sur cette GA pour récupérer l’état courant. commandes info dont on veut l’état dès le boot

Règle simple : une commande info a en général Écriture + Mise à jour + Initialiser ; une commande action a Transmettre. Les profils prêts à l’emploi règlent déjà ces flags correctement — vous n’y touchez qu’en cas de comportement particulier.

Utiliser une commande dans un scénario


Référence des DPT

Le DPT (Datapoint Type) décrit comment interpréter les octets d’un télégramme KNX. C’est le réglage à surveiller quand une valeur s’affiche mal : le DPT de la commande Jeedom doit correspondre à celui défini dans ETS pour cette adresse de groupe. À l’import d’un .knxproj, il est repris automatiquement.

Principaux DPT et leur interprétation dans Jeedom :

DPT Sens Unité Sous-type Jeedom
1.001 Marche/Arrêt (On/Off) binaire
1.008 Montée/Descente (volet) binaire
1.009 Ouvert/Fermé binaire
3.007 / 3.008 Variation / store relatif (+ stop) action
5.001 Pourcentage 0-100 % (luminosité, position volet) % numérique
5.003 Angle 0-360° ° numérique
6.001 Pourcentage signé -128..127 % numérique
7.001 Entier 16 bits (0-65535) numérique
7.013 Éclairement lx numérique
9.001 Température °C numérique
9.004 Luminosité lx numérique
9.007 Humidité % numérique
9.008 Qualité d’air ppm numérique
9.024 Puissance kW numérique
12.xxx Entier 32 bits non signé numérique
13.010 / 13.013 Énergie active Wh / kWh numérique
14.056 Grandeur physique (32 bits flottant) selon libellé numérique
16.000 / 16.001 Chaîne de caractères (14 c.) chaîne
17.001 / 18.001 Numéro / contrôle de scène numérique
20.102 Mode HVAC (Confort, Éco…) select
232.600 / 251.600 Couleur RGB / RGBW couleur

Liste non exhaustive : le sélecteur de DPT du plugin couvre les DPT 1 à 31 (types de base), les DPT couleur (232, 242-243, 249-254), et quelques DPT techniques (217 Version, 219 AlarmInfo, 229 MeteringValue, 230.1000 MBus_Address, 240-241 volets/stores, 246 Battery_Info, 273-274 prévisions météo). Pour un DPT non listé, choisissez la famille (numéro principal) qui correspond à la taille de la donnée.

Diagnostiquer un DPT avec le Bus Monitor

Un doute sur le bon DPT ? Ouvrez le Bus Monitor et agissez sur l’équipement depuis un autre client (ETS, bouton mural) :

  1. Repérez l’adresse de groupe dans le flux.
  2. Comparez la valeur décodée à la valeur réelle : 21,5 là où il fait 21,5 °C → DPT correct ; un nombre aberrant (ex. 5504) → DPT probablement faux (ici un 9.001 lu comme un entier).
  3. Ajustez le DPT de la commande en conséquence, puis re-testez.

Exemples concrets

Trois cas typiques. Les commandes et flags indiqués sont ceux appliqués automatiquement par les profils — utile pour comprendre ou corriger un équipement créé à la main.

Lampe variateur (dimmer)

Commande Type DPT GA (exemple)
Marche/Arrêt action 1.001 1/1/1
État Marche/Arrêt info 1.001 1/4/1
Luminosité (0-100 %) action 5.001 1/2/1
État luminosité info 5.001 1/5/1

Volet / store

Commande Type DPT Remarque
Monter/Descendre action 1.008 0 = monter, 1 = descendre
Stop / pas action 1.007 ou 3.008 arrêt du mouvement
Position (0-100 %) action 5.001 0 % = ouvert, 100 % = fermé (selon fabricant)
État position info 5.001 remontée de la position réelle

La convention 0 % / 100 % (ouvert/fermé) dépend du fabricant du volet. Si l’affichage est inversé, c’est ce sens qu’il faut vérifier, pas le DPT.

Thermostat

Commande Type DPT Rôle
Consigne action 9.001 température de consigne (°C)
État consigne info 9.001 consigne courante
Température mesurée info 9.001 température ambiante
Mode action 20.102 Confort / Standby / Éco / Hors-gel (select)
État mode info 20.102 mode courant

Adresses de groupe (GA)

Le gestionnaire d’adresses de groupe (modal Adresses de groupe) centralise toutes les GA connues — importées d’ETS ou ajoutées manuellement — organisées par groupes hiérarchiques (principal / médian).

Modal Adresses de groupe : GA organisées par groupes hiérarchiques avec leur dernière valeur


Moniteur de bus (Bus Monitor)

Le moniteur affiche en temps réel les télégrammes circulant sur le bus KNX (rafraîchissement automatique toutes les 2 secondes) :

Bus Monitor : télégrammes temps réel, filtres et statistiques de charge

C’est l’outil principal de diagnostic pour vérifier qu’un équipement réagit, identifier l’adresse réelle utilisée, ou diagnostiquer une surcharge du bus.

Si une GA n’a pas de DPT dans le projet ETS chargé (ex. équipement migré depuis EIBD avec un projet ETS plus ancien), le DPT de la commande Jeedom correspondante est utilisé en secours pour un décodage correct.


Lecture des états (FlagInit / Cyclique)

Pour que Jeedom connaisse l’état réel du bus :


Onglet Daemon

L’onglet Daemon regroupe les réglages internes du processus Python et un outil de diagnostic de la connexion. Il se divise en deux blocs : Paramètres internes et Diagnostic.

Onglet Daemon : bloc Paramètres internes, avec la vérification d'exécution des commandes

Paramètres internes

Vérifier l’exécution des commandes

Jusqu’ici, le plugin ne confirmait pas l’exécution d’une commande : quand vous envoyez « Allumer », le télégramme part sur le bus et l’affaire s’arrête là. Si l’actionneur est hors tension, débranché ou en panne, rien ne le signale — le bouton du dashboard change d’état comme si tout allait bien.

Cette option ferme cette zone d’ombre. Après chaque commande, le daemon surveille l’adresse de groupe d’état de l’équipement :

  1. il écoute d’abord passivement pendant le délai configuré — la plupart des actionneurs émettent spontanément leur nouvel état après avoir agi, et dans ce cas aucun trafic supplémentaire n’est généré ;
  2. si rien n’arrive, il émet une lecture explicite (GroupValueRead) en dernier recours ;
  3. toujours aucun signe de vie → un message apparaît dans le centre de messages Jeedom.

Centre de messages : deux commandes restées sans confirmation, avec leur compteur d'occurrences

Sur cet exemple, deux lampes ne répondent pas sur leur adresse d’état (0/1/0 et 0/1/1). La colonne Occurrences indique le nombre de fois où le problème s’est reproduit : une même erreur ne crée pas de nouvelle ligne, elle incrémente ce compteur et rafraîchit la date.

À savoir :

Diagnostic

Le bouton Tester la connexion KNX interroge le daemon en direct et affiche un badge de résultat à côté :

C’est le moyen le plus rapide de valider une configuration (mode de connexion, IP, identifiants Secure…) sans attendre ni redémarrer le daemon.


Dépannage

Premier réflexe : la page Santé (état synthétique), puis le bouton Tester la connexion KNX (onglet Daemon), et enfin les logs du daemon (visionneuse intégrée) pour le message détaillé.

Visionneuse intégrée des logs du daemon

Catalogue d’erreurs (message → cause → solution)

Les messages ci-dessous sont ceux affichés par le plugin (fenêtre de test, page Santé, logs).

Connexion à la passerelle

Message Cause Solution
L’adresse IP de la passerelle KNX n’est pas configurée Mode tunneling sans IP renseignée Onglet Connexion KNX → saisir l’IP (ou Découvrir)
Connexion timeout — gateway inaccessible ou slot tunnel occupé ? Passerelle injoignable, ou tous les slots tunnel sont pris Vérifier IP/port et le réseau ; libérer un slot (bloc Slots tunnel) ou passer en Routing
Daemon démarré, mais la passerelle %s est injoignable Le daemon tourne mais n’atteint pas le bus Passerelle allumée ? IP joignable (ping) ? En Secure : keyring correspond-il à cette passerelle ?
Impossible de se connecter au daemon sur le port… Daemon arrêté ou port socket local occupé Démarrer le daemon ; en cas de conflit, changer le Port socket (onglet Daemon)
Impossible de démarrer le daemon KNX (timeout 30 s) Le process ne répond pas au lancement Consulter les logs daemon ; vérifier les dépendances (page Santé)

KNX IP Secure

Message Cause Solution
Mode KNX Secure : importez un fichier .knxkeys ou renseignez les identifiants manuels Mode Secure sans authentification Onglet Sécurité → importer le .knxkeys (recommandé) ou saisir User ID + mots de passe
Mode KNX Secure avec identifiants manuels : l’adresse individuelle du tunnel est obligatoire Credentials manuels sans slot précisé Renseigner l’adresse individuelle du tunnel (xknx ne peut pas la négocier seul sans keyring)
Votre installation utilise KNX Secure, mais le mode « … » n’est pas sécurisé Secure détecté mais mode non chiffré choisi Passer en Tunneling TCP Secure ou Routing Secure
SessionResponse MAC verification failed (logs) Le keyring ne correspond pas à la passerelle (device auth / mot de passe) Ré-exporter le .knxkeys depuis ETS pour cette installation ; vérifier le mot de passe d’export
Fichier .knxkeys introuvable / invalide (XML mal formé) Fichier absent ou corrompu Ré-importer le fichier ; vérifier qu’il provient bien d’un export ETS

Commandes qui n’aboutissent pas

Message Cause Solution
… : action non exécutée — Le daemon KNX n’est pas démarré Le télégramme n’a pas pu être transmis : le daemon est arrêté Démarrer le daemon (page de configuration du plugin)
… : action non exécutée — Non connecté au bus KNX Le daemon tourne mais n’a pas de lien avec la passerelle Voir Connexion à la passerelle ci-dessus
Commande non transmise au bus : … — bus KNX injoignable La commande a été abandonnée après plusieurs tentatives, la passerelle ne répondant pas Vérifier la passerelle et le réseau ; la commande n’a pas été rejouée, il faut la relancer
Action non confirmée : … — l’équipement n’a pas répondu sur … Le télégramme est bien parti, mais l’équipement n’a donné aucun signe de vie (option Vérifier l’exécution des commandes) Actionneur hors tension, débranché ou en panne ; vérifier aussi que la GA d’état est la bonne, et augmenter le délai de confirmation si l’équipement est lent

Les deux premiers messages s’affichent immédiatement à l’écran au moment du clic : ils signalent un échec de transmission. Les deux derniers arrivent dans le centre de messages quelques secondes plus tard : le télégramme est parti, c’est la suite qui a manqué.

Note — une erreur qui se répète ne crée pas une nouvelle ligne dans le centre de messages : elle incrémente le compteur Occurrences de la ligne existante (voir Vérifier l’exécution des commandes). Un compteur qui grimpe signale un problème qui persiste.

États qui ne remontent pas

Symptôme Cause probable Solution
L’état ne se met jamais à jour La commande info ne porte pas la bonne GA d’état (ga_state) Vérifier la GA d’état dans la fiche ; l’observer dans le Bus Monitor
L’état affiche « allumé » alors que l’équipement n’a rien fait Le plugin recopie la valeur envoyée dans la commande d’état tant qu’aucun retour réel n’arrive Vérifier dans le Bus Monitor qu’un télégramme existe bien sur la GA d’état ; activer Vérifier l’exécution des commandes pour être alerté
L’état est vide au démarrage mais se met à jour après une action FlagInit inactif Activer Initialiser sur la commande info
L’équipement n’émet jamais spontanément Appareil qui ne diffuse pas son état Activer la lecture cyclique (intervalle ≥ 10 s) sur la commande info
Connectée au bus KNX absent en page Santé Pas de heartbeat récent (> 90 s) ou daemon non connecté au bus Tester la connexion ; laisser la reconnexion automatique opérer

DPT / valeurs mal décodées

Symptôme Cause Solution
Nombre aberrant (ex. 5504 au lieu de 21,5) DPT de la commande ≠ DPT réel de la GA Aligner le DPT (voir Référence des DPT) ; comparer dans le Bus Monitor
Bonne valeur, mauvaise unité (%/°C/…) Sous-type/unité déduits d’un DPT imprécis Choisir le DPT exact (ex. 9.001 pour une température)
Volet : position affichée inversée Convention 0 %/100 % du fabricant Interpréter 0 %=ouvert ou fermé selon l’appareil (ce n’est pas un problème de DPT)

Import ETS

Message Cause Solution
Aucune adresse extraite… le déchiffrement nécessite le daemon Projet ETS protégé par mot de passe Démarrer le daemon (connexion configurée), puis relancer l’analyse ; saisir le mot de passe ETS
Extension non autorisée / Aucun fichier reçu Mauvais fichier déposé Déposer un .knxproj (import projet) ou .knxkeys (Sécurité) valide
Impossible d’analyser le projet (parser PHP absent ou résultat vide) Ni daemon ni parser PHP exploitables Démarrer le daemon ; vérifier que le fichier n’est pas corrompu

FAQ

Quel mode de connexion choisir ? Une passerelle/interface IPTunneling UDP (le plus simple). Liaison instable / VPN → Tunneling TCP. Un routeur IP et/ou plusieurs superviseurs simultanés → Routing Multicast. Installation KNX Secure → la variante Secure correspondante.

Faut-il obligatoirement un projet ETS ? Non, mais c’est fortement recommandé : l’import récupère toutes les adresses de groupe et leurs DPT, et permet la création automatique. Sans projet, vous saisissez les GA à la main.

Mon projet ETS est protégé par mot de passe. Le déchiffrement passe par le daemon : démarrez le daemon (connexion configurée) avant de lancer l’analyse, et saisissez le mot de passe ETS dans l’onglet Projet.

« Slot tunnel occupé » — que faire ? Une passerelle a un nombre limité de slots tunnel. Ouvrez le bloc Slots tunnel : Libérer un slot occupé, ou Utiliser un slot libre. Sinon, fermez ETS/un autre superviseur, ou passez en Routing (pas de slot).

Puis-je garder ETS connecté en même temps que Jeedom ? En tunneling, chacun consomme un slot (attention à la limite). En Routing, autant de clients que voulu.

L’état d’un équipement ne remonte pas. Dans l’ordre : la commande info porte-t-elle la bonne GA d’état ? Le flag Initialiser est-il actif ? L’appareil émet-il spontanément (sinon → lecture cyclique) ? Vérifiez le tout dans le Bus Monitor.

Comment savoir si une commande a réellement été exécutée ? Par défaut, le plugin ne le confirme pas : le télégramme est déposé sur le bus, sans que personne n’accuse réception. Un actionneur hors tension ou en panne passe donc inaperçu — et le widget continue d’afficher le nouvel état, car le plugin y recopie la valeur envoyée. Activez Vérifier l’exécution des commandes (onglet Daemon) pour être averti quand l’équipement ne se manifeste pas. À distinguer d’un échec de transmission (daemon arrêté, passerelle injoignable), lui signalé immédiatement à l’écran au moment du clic, sans aucune option à activer.

Une valeur s’affiche mal (nombre bizarre, mauvaise unité). C’est un problème de DPT : il doit correspondre à celui de la GA dans ETS. Voir Référence des DPT et la méthode de diagnostic au Bus Monitor.

Puis-je piloter une interface USB / TPUART ? Non : knxSecure ne parle que KNX/IP. Utilisez le plugin eibd, ou exposez votre interface via un knxd externe puis pointez knxSecure dessus en Tunneling (127.0.0.1:3671).

Je viens du plugin eibd, dois-je tout recréer ? Non : utilisez la Migration EIBD (voir plus haut). Elle recrée les équipements en conservant GA et commandes, sans supprimer les anciens.

Où voir ce qui se passe réellement sur le bus ? Le Bus Monitor : c’est l’outil de diagnostic central (télégrammes temps réel, valeurs décodées, filtres, export CSV, envoi de test).

Les logs du plugin ? Niveau de log réglable côté Jeedom, et visionneuse de logs du daemon intégrée (messages détaillés côté Python, y compris les erreurs xknx/Secure).

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