Le plugin knxSecure permet de piloter et superviser une installation KNX depuis Jeedom via une passerelle KNX/IP. Il prend en charge le KNX IP Secure (tunneling TCP chiffré et routing secure), la lecture des projets ETS (.knxproj) et des trousseaux de clés (.knxkeys), ainsi qu’un moniteur de bus temps réel.

Jeedom (PHP) ◄──socket TCP──► daemon Python ◄──KNX/IP──► Passerelle ◄──► Bus KNX
Un daemon Python (basé sur la bibliothèque xknx) maintient la connexion avec la passerelle KNX/IP. Jeedom dialogue avec ce daemon ; les changements d’état remontés par le bus mettent à jour les commandes en temps réel.
xknx, xknxproject)xknx et xknxproject.
Vérifiez l’état des dépendances et du daemon sur la page Santé du plugin (voir ci-dessous).
Ce parcours vous mène de l’installation à un premier équipement qui réagit. Chaque étape a un point de contrôle : ne passez à la suivante que s’il est vert.
Installer les dépendances. Page de configuration → bouton Dépendances. Attendez la fin de l’installation. → Contrôle : page Santé, l’indicateur Dépendances Python est au vert.
Choisir le mode de connexion. Onglet Connexion KNX → sélectionnez le mode (le plus courant : Tunneling UDP). En tunneling, cliquez sur Découvrir pour trouver l’IP de votre passerelle, ou saisissez-la (port 3671).
→ Contrôle : l’IP et le port sont renseignés. En Secure, complétez l’onglet Sécurité (voir plus bas).
Démarrer le daemon et tester la connexion. Onglet Daemon → bouton Tester la connexion KNX. → Contrôle : badge vert « Passerelle KNX connectée ». Si rouge → voir Catalogue d’erreurs en fin de page.
Importer votre projet ETS (recommandé). Onglet Projet ETS → glissez le .knxproj → Analyser. Cela récupère toutes vos adresses de groupe et leurs DPT.
→ Contrôle : le nombre d’adresses de groupe extraites s’affiche.
Créer un premier équipement. Soit via l’import auto (onglet Import auto du projet), soit manuellement : nouvel équipement → choisissez un profil (ex. Lampe on/off).
Vérifier qu’il réagit. Sur une commande action de l’équipement, cliquez sur Tester pour envoyer un télégramme ; ouvrez le Bus Monitor en parallèle pour voir le télégramme partir et l’état revenir. → Contrôle : la commande info (état) se met à jour dans Jeedom.
Si l’état ne remonte pas à l’étape 6, c’est presque toujours une histoire de flags (
FlagInit) ou de GA d’état — voir Comprendre un équipement et Lecture des états ci-dessous.
La page Santé du plugin affiche un état synthétique en 7 indicateurs, utile en premier réflexe avant de creuser dans les logs :
| Indicateur | OK | En erreur |
|---|---|---|
| Daemon KNX | daemon en cours d’exécution | daemon arrêté |
| Configuration daemon | configuration valide (lançable) | configuration incomplète (mode de connexion mal renseigné, etc.) |
| Dépendances Python | xknx / xknxproject installés dans l’environnement virtuel |
environnement virtuel absent ou import Python en échec → relancer l’installation des dépendances |
| Passerelle KNX | passerelle joignable en ping (modes tunneling) — non applicable en Routing | passerelle non joignable, ou adresse IP non configurée |
| Connexion KNX (daemon) | le daemon rapporte une connexion active au bus (dernier heartbeat < 90 s) | aucun heartbeat récent, ou daemon connecté mais pas au bus (reconnexion automatique en cours) |
| Fichier .knxkeys | fichier présent sur le disque (si méthode .knxkeys choisie en Secure) |
fichier introuvable ou non importé |
| Port socket daemon | port TCP local en écoute | port non accessible (daemon en cours de démarrage, ou conflit de port) |
Connexion KNX (daemon) est distinct du simple ping réseau : il reflète l’état applicatif réel (négociation du tunnel ou de la session Secure), remonté par le daemon à chaque battement de cœur (heartbeat).
La page de configuration s’organise en quatre onglets : Connexion KNX, Projet ETS, Sécurité, Daemon. Choisissez d’abord le mode de connexion en haut de page.

| Mode | Usage | Champs requis |
|---|---|---|
| Tunneling UDP | Le plus courant. Connexion point à point via une passerelle IP. | Adresse IP, Port (défaut 3671) |
| Tunneling TCP | Connexion TCP fiable (recommandée pour les liaisons instables). | Adresse IP, Port, adresse tunnel optionnelle |
| Tunneling TCP Secure | Tunneling chiffré KNX IP Secure. | IP, Port + section Sécurité |
| Routing Multicast | Mode broadcast réseau (plusieurs participants). | Groupe multicast (défaut 224.0.23.12), Port, IP locale optionnelle |
| Routing Secure | Broadcast chiffré. | Groupe multicast + Backbone key |
Découverte automatique : en mode tunneling, le bouton Découvrir scanne le réseau à la recherche des passerelles KNX/IP disponibles.

Le mode par défaut et le plus répandu : Jeedom se connecte en point à point à la passerelle via UDP, comme le fait ETS. Champs requis : adresse IP et port (défaut 3671) de la passerelle.
Le champ Adresse individuelle du tunnel (ex. 1.1.255) est optionnel : laissé vide, xknx négocie automatiquement un slot tunnel libre auprès de la passerelle. Ne le renseigner que si vous voulez forcer un slot précis (voir Statut des slots ci-dessous).
Identique au mode UDP (mêmes champs IP/port), mais la connexion passe en TCP plutôt qu’en UDP. À privilégier si votre liaison réseau est instable ou traverse un VPN/NAT : le TCP garantit la remise des télégrammes (pas de perte silencieuse comme peut le faire l’UDP), au prix d’une latence légèrement supérieure. L’adresse individuelle du tunnel reste optionnelle, comme en UDP.
Tunneling chiffré KNX IP Secure (nécessite ETS 5.5+ ou ETS 6 et une passerelle compatible Secure). Mêmes champs IP/port que les deux modes précédents, complétés obligatoirement par l’onglet Sécurité (voir plus bas) pour l’authentification.
L’adresse individuelle du tunnel est :
.knxkeys est importé — le keyring contient les credentials et xknx sélectionne automatiquement un slot compatible ;.knxkeys — xknx ne peut alors pas négocier le slot seul, il faut indiquer l’adresse exacte du slot tunnel à utiliser.Mode broadcast : Jeedom rejoint un groupe multicast réseau et voit passer tous les télégrammes du bus, sans réserver de slot tunnel — plusieurs clients (Jeedom, ETS, autres superviseurs) peuvent donc être connectés en même temps. C’est le mode recommandé face à un KNX IP-Router.
Champs : groupe multicast (défaut 224.0.23.12), port, et IP locale optionnelle (à renseigner si le serveur Jeedom a plusieurs interfaces réseau, pour choisir celle qui reçoit le multicast).
Prérequis réseau : le routeur/passerelle doit avoir le routing activé avec des tables de filtrage correctement configurées (sinon les commandes envoyées depuis Jeedom ne sont pas relayées sur le bus physique), et le réseau doit autoriser le trafic multicast/IGMP entre le serveur Jeedom et la passerelle.
Variante chiffrée du Routing Multicast : mêmes champs et mêmes prérequis réseau, avec en plus la Backbone key (32 caractères hexadécimaux, définie dans ETS et partagée par tous les participants Secure du routing) à renseigner dans l’onglet Sécurité. Un délai de latence optionnel (ms) permet d’absorber les écarts d’horloge entre participants sur un réseau au timing peu fiable.
knxSecure gère uniquement les passerelles KNX/IP (tunneling et routing ci-dessus). Une interface raccordée directement au bus KNX (carte TPUART intégrée, interface KNX-USB, coupleur série FT1.2) n’est pas prise en charge : la bibliothèque xknx utilisée par le plugin ne parle que KNXnet/IP.
Pour ce type d’installation, utilisez le plugin eibd, prévu pour piloter les interfaces physiques. Vous pouvez aussi installer un service knxd externe qui expose votre interface physique comme une passerelle KNX/IP locale, puis pointer knxSecure dessus en Tunneling (127.0.0.1:3671).

En modes tunneling (UDP/TCP/TCP Secure), un bloc Slots tunnel de la passerelle affiche en direct :
En l’absence de réponse de la passerelle (daemon non connecté ou erreur réseau), un message d’erreur s’affiche avec un bouton Reconnecter.
Cet onglet n’est utile que pour les modes Tunneling TCP Secure ou Routing Secure. Deux méthodes d’authentification :
.knxkeys (recommandée)Exportez le trousseau depuis ETS (Rapports → Sécurité KNX → Exporter le trousseau), puis :
.knxkeys dans la zone prévue.
xknx sélectionnera automatiquement un slot tunnel compatible.
Si vous ne disposez pas du .knxkeys, saisissez directement :
2)Renseignez la Backbone key (32 caractères hexadécimaux) et, si besoin, la latence en millisecondes.
.knxproj)L’import d’un projet ETS permet de récupérer automatiquement la liste des adresses de groupe, leur DPT et la topologie, sans les saisir à la main.
.knxproj.
Le plugin extrait les adresses de groupe (avec leur DPT d’origine), la topologie (zones, lignes, participants) et les localisations. Ces données alimentent ensuite la création d’équipements et le moniteur de bus.
L’analyse se fait via le daemon si disponible, sinon via un parseur PHP natif intégré (lecture du ZIP
.knxprojsans dépendance).
Réimporter un .knxproj par-dessus un projet déjà chargé déclenche automatiquement une comparaison avec l’import précédent, affichée sous forme de compteurs par type de changement : ajoutées, supprimées, DPT modifié, renommées, avec le détail adresse par adresse pour chaque catégorie.

Si des DPT ont changé, un bouton Appliquer les DPT modifiés aux GA et commandes met à jour en un clic le DPT enregistré sur les adresses de groupe concernées ainsi que sur les commandes des équipements qui les utilisent — évite de corriger chaque commande à la main après une évolution du projet ETS.
Les boutons Remplacer / Effacer (sur le résumé du projet chargé) permettent respectivement de relancer un import ou de supprimer le projet enregistré.
Une fois un projet ETS analysé, le plugin peut créer les équipements tout seul, sans saisie manuelle. Onglet Import auto de la modal Projet → sélecteur Mode, puis Analyser pour prévisualiser, cochez ce qui vous convient, et Créer les équipements sélectionnés.

Trois modes de regroupement :
| Mode | Regroupe les GA… | Quand l’utiliser |
|---|---|---|
| Par fonction ETS | selon les Functions définies dans ETS | si votre projet ETS contient des fonctions (le plus fiable) |
| Par dossier d’adresses | par dossier racine + identité de nom (« Lampe 1 » et « État Lampe 1 » → même équipement) | si le projet n’a pas de fonctions ETS |
| Par appareil | par appareil physique KNX (onglet Topologie) | pour retrouver un équipement par module physique |
Si vous choisissez Par fonction mais que le projet ne contient aucune fonction ETS, le plugin bascule automatiquement sur le mode Par dossier. Le type d’équipement (lampe, volet…) et les DPT sont devinés depuis ETS ; vérifiez le résultat avant de valider.
Chaque ligne de commande affiche deux pastilles distinctes, à droite du champ d’adresse — elles ne disent pas la même chose :
| Icône | Signification | Que faire |
|---|---|---|
| ✅ cercle vert | Une adresse de groupe a bien été trouvée pour cette commande. | Rien, c’est le cas normal. |
| ⚠️ cercle orange (à la place du vert) | Le champ d’adresse est vide : aucune GA n’a pu être associée. | Saisissez l’adresse à la main, ou laissez vide (la commande sera créée sans adresse). |
| ⚠️ triangle orange (colonne suivante) | Cette adresse est déjà utilisée par un équipement Jeedom existant. Survolez l’icône : l’infobulle donne le nom (« Déjà utilisée par Équipement · Commande »). | Vérifiez que vous ne créez pas un doublon qui piloterait les mêmes adresses. |
| 🕘 petite horloge bleue (à côté du nom) | L’adresse affichée a été restaurée de votre édition précédente, mémorisée dans le cache du projet. | Rien, vos modifications manuelles ont été conservées. |
Le vert et le triangle apparaissent donc souvent ensemble : l’adresse est valide et déjà prise ailleurs. Si toutes vos lignes portent le triangle, c’est le signe que ce projet a déjà été importé (ou migré depuis eibd) — relancer la création produirait des équipements en double.
Les adresses déjà utilisées sont pénalisées lors de l’association automatique (le plugin préfère une adresse libre) mais restent proposées faute de mieux : c’est à vous de trancher.
Si vous utilisiez déjà le plugin eibd, knxSecure peut recréer vos équipements en conservant adresses de groupe et commandes — pas besoin de tout ressaisir.

Ce qui est repris automatiquement : le nom, l’objet/pièce, les adresses de groupe (normalisées en 3 niveaux si besoin), les DPT (les DPT propriétaires ABB sont ignorés), le mappage action/état, et le widget du type détecté. Un équipement déjà migré n’est pas recréé en double.
La migration ne supprime pas vos équipements eibd : les deux coexistent tant que vous ne désactivez pas l’ancien. Testez le comportement sous knxSecure avant de retirer eibd.
Chaque équipement knxSecure représente un appareil KNX (lampe, volet, thermostat…). Ses commandes portent les adresses de groupe :
info : adresse d’état (ga_state) — Jeedom lit la valeur remontée par le bus ;action : adresse d’écriture (ga_write) — Jeedom envoie un télégramme sur le bus.
À la création, un profil applique automatiquement les bonnes commandes et le bon widget. Profils disponibles :

| Catégorie | Profils |
|---|---|
| Éclairage | Lampe on/off, variateur, bouton poussoir |
| Ouvrants | Volet/store, serrure/portail, contact porte/fenêtre |
| Chauffage / Climat | Thermostat, chauffage plancher |
| Capteurs | Température, présence/mouvement, capteur numérique générique |
| Confort | Ventilateur/VMC, scène, sélecteur de mode |
| Sécurité | Alarme, détecteur |
| Énergie | Compteur (puissance, consommation, V/A) |
| Divers | Station météo, notification texte, valeur numérique, interrupteur générique |
Il reste possible de partir d’un profil générique et d’ajouter les commandes manuellement.
Lorsque les commandes sont créées à partir des adresses importées du .knxproj, le DPT est propagé automatiquement et le sous-type Jeedom (binaire / numérique / chaîne) est déduit du DPT principal.
Chaque commande porte cinq cases à cocher (colonne Flags) qui déterminent son comportement sur le bus. Ce sont les flags KNX standards :
| Flag | Rôle | Typiquement actif sur |
|---|---|---|
Lecture (Read) |
Jeedom répond à un télégramme Read reçu sur cette GA en renvoyant la valeur courante. Un seul objet par GA doit l’avoir. | rare |
Écriture (Write) |
La valeur de la commande est mise à jour quand un participant écrit sur cette GA. | commandes info (état) |
Transmettre (Transmit) |
Quand la valeur change dans Jeedom, un télégramme Write est émis sur le bus. | commandes action |
Mise à jour (Update) |
La valeur se met aussi à jour à partir des réponses de lecture (pas seulement des écritures). | commandes info |
Initialiser (FlagInit) |
Au démarrage du daemon, un Read est envoyé sur cette GA pour récupérer l’état courant. | commandes info dont on veut l’état dès le boot |
Règle simple : une commande info a en général Écriture + Mise à jour + Initialiser ; une commande action a Transmettre. Les profils prêts à l’emploi règlent déjà ces flags correctement — vous n’y touchez qu’en cas de comportement particulier.
1 si non définie).Le DPT (Datapoint Type) décrit comment interpréter les octets d’un télégramme KNX. C’est le réglage à surveiller quand une valeur s’affiche mal : le DPT de la commande Jeedom doit correspondre à celui défini dans ETS pour cette adresse de groupe. À l’import d’un .knxproj, il est repris automatiquement.
Principaux DPT et leur interprétation dans Jeedom :
| DPT | Sens | Unité | Sous-type Jeedom |
|---|---|---|---|
| 1.001 | Marche/Arrêt (On/Off) | — | binaire |
| 1.008 | Montée/Descente (volet) | — | binaire |
| 1.009 | Ouvert/Fermé | — | binaire |
| 3.007 / 3.008 | Variation / store relatif (+ stop) | — | action |
| 5.001 | Pourcentage 0-100 % (luminosité, position volet) | % | numérique |
| 5.003 | Angle 0-360° | ° | numérique |
| 6.001 | Pourcentage signé -128..127 | % | numérique |
| 7.001 | Entier 16 bits (0-65535) | — | numérique |
| 7.013 | Éclairement | lx | numérique |
| 9.001 | Température | °C | numérique |
| 9.004 | Luminosité | lx | numérique |
| 9.007 | Humidité | % | numérique |
| 9.008 | Qualité d’air | ppm | numérique |
| 9.024 | Puissance | kW | numérique |
| 12.xxx | Entier 32 bits non signé | — | numérique |
| 13.010 / 13.013 | Énergie active | Wh / kWh | numérique |
| 14.056 | Grandeur physique (32 bits flottant) | selon libellé | numérique |
| 16.000 / 16.001 | Chaîne de caractères (14 c.) | — | chaîne |
| 17.001 / 18.001 | Numéro / contrôle de scène | — | numérique |
| 20.102 | Mode HVAC (Confort, Éco…) | — | select |
| 232.600 / 251.600 | Couleur RGB / RGBW | — | couleur |
Liste non exhaustive : le sélecteur de DPT du plugin couvre les DPT 1 à 31 (types de base), les DPT couleur (232, 242-243, 249-254), et quelques DPT techniques (217 Version, 219 AlarmInfo, 229 MeteringValue, 230.1000 MBus_Address, 240-241 volets/stores, 246 Battery_Info, 273-274 prévisions météo). Pour un DPT non listé, choisissez la famille (numéro principal) qui correspond à la taille de la donnée.
Un doute sur le bon DPT ? Ouvrez le Bus Monitor et agissez sur l’équipement depuis un autre client (ETS, bouton mural) :
21,5 là où il fait 21,5 °C → DPT correct ; un nombre aberrant (ex. 5504) → DPT probablement faux (ici un 9.001 lu comme un entier).Trois cas typiques. Les commandes et flags indiqués sont ceux appliqués automatiquement par les profils — utile pour comprendre ou corriger un équipement créé à la main.
| Commande | Type | DPT | GA (exemple) |
|---|---|---|---|
| Marche/Arrêt | action | 1.001 | 1/1/1 |
| État Marche/Arrêt | info | 1.001 | 1/4/1 |
| Luminosité (0-100 %) | action | 5.001 | 1/2/1 |
| État luminosité | info | 5.001 | 1/5/1 |
| Commande | Type | DPT | Remarque |
|---|---|---|---|
| Monter/Descendre | action | 1.008 | 0 = monter, 1 = descendre |
| Stop / pas | action | 1.007 ou 3.008 | arrêt du mouvement |
| Position (0-100 %) | action | 5.001 | 0 % = ouvert, 100 % = fermé (selon fabricant) |
| État position | info | 5.001 | remontée de la position réelle |
La convention 0 % / 100 % (ouvert/fermé) dépend du fabricant du volet. Si l’affichage est inversé, c’est ce sens qu’il faut vérifier, pas le DPT.
| Commande | Type | DPT | Rôle |
|---|---|---|---|
| Consigne | action | 9.001 | température de consigne (°C) |
| État consigne | info | 9.001 | consigne courante |
| Température mesurée | info | 9.001 | température ambiante |
| Mode | action | 20.102 | Confort / Standby / Éco / Hors-gel (select) |
| État mode | info | 20.102 | mode courant |
Le gestionnaire d’adresses de groupe (modal Adresses de groupe) centralise toutes les GA connues — importées d’ETS ou ajoutées manuellement — organisées par groupes hiérarchiques (principal / médian).

Le moniteur affiche en temps réel les télégrammes circulant sur le bus KNX (rafraîchissement automatique toutes les 2 secondes) :

8/6/2) ;C’est l’outil principal de diagnostic pour vérifier qu’un équipement réagit, identifier l’adresse réelle utilisée, ou diagnostiquer une surcharge du bus.
Si une GA n’a pas de DPT dans le projet ETS chargé (ex. équipement migré depuis EIBD avec un projet ETS plus ancien), le DPT de la commande Jeedom correspondante est utilisé en secours pour un décodage correct.
Pour que Jeedom connaisse l’état réel du bus :
GroupValueRead est émis automatiquement sur chaque commande dont le flag FlagInit est actif, pour récupérer l’état courant.L’onglet Daemon regroupe les réglages internes du processus Python et un outil de diagnostic de la connexion. Il se divise en deux blocs : Paramètres internes et Diagnostic.

55009) — port TCP local utilisé par Jeedom pour dialoguer avec le daemon (indépendant du port 3671 de la passerelle KNX). À ne changer qu’en cas de conflit de port sur le serveur Jeedom.0,3) — période de la boucle interne du daemon (fréquence à laquelle il traite les événements en attente : télégrammes reçus, commandes à envoyer). Une valeur plus basse réduit la latence mais augmente légèrement la charge CPU.0 = illimité) — plafonne le nombre de télégrammes que le daemon peut envoyer sur le bus par seconde. Utile pour éviter de saturer une installation KNX ancienne ou avec beaucoup de participants lors d’actions groupées (scénario qui pilote de nombreux équipements d’un coup, par exemple).0 = toujours relire le bus) — si supérieur à 0 : au démarrage du daemon, les adresses dont l’état connu est plus récent que cette durée ne sont pas re-sollicitées sur le bus, ce qui évite une rafale de lectures (GroupValueRead) sur une grande installation. Dans tous les cas, les valeurs en cache sont réaffichées immédiatement dans Jeedom, sans attendre le bus.3) — temps laissé à l’équipement pour se manifester avant de conclure à un échec.Jusqu’ici, le plugin ne confirmait pas l’exécution d’une commande : quand vous envoyez « Allumer », le télégramme part sur le bus et l’affaire s’arrête là. Si l’actionneur est hors tension, débranché ou en panne, rien ne le signale — le bouton du dashboard change d’état comme si tout allait bien.
Cette option ferme cette zone d’ombre. Après chaque commande, le daemon surveille l’adresse de groupe d’état de l’équipement :
GroupValueRead) en dernier recours ;
Sur cet exemple, deux lampes ne répondent pas sur leur adresse d’état (0/1/0 et 0/1/1). La colonne Occurrences indique le nombre de fois où le problème s’est reproduit : une même erreur ne crée pas de nouvelle ligne, elle incrémente ce compteur et rafraîchit la date.
À savoir :
Le bouton Tester la connexion KNX interroge le daemon en direct et affiche un badge de résultat à côté :
C’est le moyen le plus rapide de valider une configuration (mode de connexion, IP, identifiants Secure…) sans attendre ni redémarrer le daemon.
Premier réflexe : la page Santé (état synthétique), puis le bouton Tester la connexion KNX (onglet Daemon), et enfin les logs du daemon (visionneuse intégrée) pour le message détaillé.

Les messages ci-dessous sont ceux affichés par le plugin (fenêtre de test, page Santé, logs).
Connexion à la passerelle
| Message | Cause | Solution |
|---|---|---|
| L’adresse IP de la passerelle KNX n’est pas configurée | Mode tunneling sans IP renseignée | Onglet Connexion KNX → saisir l’IP (ou Découvrir) |
| Connexion timeout — gateway inaccessible ou slot tunnel occupé ? | Passerelle injoignable, ou tous les slots tunnel sont pris | Vérifier IP/port et le réseau ; libérer un slot (bloc Slots tunnel) ou passer en Routing |
| Daemon démarré, mais la passerelle %s est injoignable | Le daemon tourne mais n’atteint pas le bus | Passerelle allumée ? IP joignable (ping) ? En Secure : keyring correspond-il à cette passerelle ? |
| Impossible de se connecter au daemon sur le port… | Daemon arrêté ou port socket local occupé | Démarrer le daemon ; en cas de conflit, changer le Port socket (onglet Daemon) |
| Impossible de démarrer le daemon KNX (timeout 30 s) | Le process ne répond pas au lancement | Consulter les logs daemon ; vérifier les dépendances (page Santé) |
KNX IP Secure
| Message | Cause | Solution |
|---|---|---|
| Mode KNX Secure : importez un fichier .knxkeys ou renseignez les identifiants manuels | Mode Secure sans authentification | Onglet Sécurité → importer le .knxkeys (recommandé) ou saisir User ID + mots de passe |
| Mode KNX Secure avec identifiants manuels : l’adresse individuelle du tunnel est obligatoire | Credentials manuels sans slot précisé | Renseigner l’adresse individuelle du tunnel (xknx ne peut pas la négocier seul sans keyring) |
| Votre installation utilise KNX Secure, mais le mode « … » n’est pas sécurisé | Secure détecté mais mode non chiffré choisi | Passer en Tunneling TCP Secure ou Routing Secure |
| SessionResponse MAC verification failed (logs) | Le keyring ne correspond pas à la passerelle (device auth / mot de passe) | Ré-exporter le .knxkeys depuis ETS pour cette installation ; vérifier le mot de passe d’export |
| Fichier .knxkeys introuvable / invalide (XML mal formé) | Fichier absent ou corrompu | Ré-importer le fichier ; vérifier qu’il provient bien d’un export ETS |
Commandes qui n’aboutissent pas
| Message | Cause | Solution |
|---|---|---|
| … : action non exécutée — Le daemon KNX n’est pas démarré | Le télégramme n’a pas pu être transmis : le daemon est arrêté | Démarrer le daemon (page de configuration du plugin) |
| … : action non exécutée — Non connecté au bus KNX | Le daemon tourne mais n’a pas de lien avec la passerelle | Voir Connexion à la passerelle ci-dessus |
| Commande non transmise au bus : … — bus KNX injoignable | La commande a été abandonnée après plusieurs tentatives, la passerelle ne répondant pas | Vérifier la passerelle et le réseau ; la commande n’a pas été rejouée, il faut la relancer |
| Action non confirmée : … — l’équipement n’a pas répondu sur … | Le télégramme est bien parti, mais l’équipement n’a donné aucun signe de vie (option Vérifier l’exécution des commandes) | Actionneur hors tension, débranché ou en panne ; vérifier aussi que la GA d’état est la bonne, et augmenter le délai de confirmation si l’équipement est lent |
Les deux premiers messages s’affichent immédiatement à l’écran au moment du clic : ils signalent un échec de transmission. Les deux derniers arrivent dans le centre de messages quelques secondes plus tard : le télégramme est parti, c’est la suite qui a manqué.
Note — une erreur qui se répète ne crée pas une nouvelle ligne dans le centre de messages : elle incrémente le compteur Occurrences de la ligne existante (voir Vérifier l’exécution des commandes). Un compteur qui grimpe signale un problème qui persiste.
États qui ne remontent pas
| Symptôme | Cause probable | Solution |
|---|---|---|
| L’état ne se met jamais à jour | La commande info ne porte pas la bonne GA d’état (ga_state) |
Vérifier la GA d’état dans la fiche ; l’observer dans le Bus Monitor |
| L’état affiche « allumé » alors que l’équipement n’a rien fait | Le plugin recopie la valeur envoyée dans la commande d’état tant qu’aucun retour réel n’arrive | Vérifier dans le Bus Monitor qu’un télégramme existe bien sur la GA d’état ; activer Vérifier l’exécution des commandes pour être alerté |
| L’état est vide au démarrage mais se met à jour après une action | FlagInit inactif |
Activer Initialiser sur la commande info |
| L’équipement n’émet jamais spontanément | Appareil qui ne diffuse pas son état | Activer la lecture cyclique (intervalle ≥ 10 s) sur la commande info |
| Connectée au bus KNX absent en page Santé | Pas de heartbeat récent (> 90 s) ou daemon non connecté au bus | Tester la connexion ; laisser la reconnexion automatique opérer |
DPT / valeurs mal décodées
| Symptôme | Cause | Solution |
|---|---|---|
Nombre aberrant (ex. 5504 au lieu de 21,5) |
DPT de la commande ≠ DPT réel de la GA | Aligner le DPT (voir Référence des DPT) ; comparer dans le Bus Monitor |
| Bonne valeur, mauvaise unité (%/°C/…) | Sous-type/unité déduits d’un DPT imprécis | Choisir le DPT exact (ex. 9.001 pour une température) |
| Volet : position affichée inversée | Convention 0 %/100 % du fabricant | Interpréter 0 %=ouvert ou fermé selon l’appareil (ce n’est pas un problème de DPT) |
Import ETS
| Message | Cause | Solution |
|---|---|---|
| Aucune adresse extraite… le déchiffrement nécessite le daemon | Projet ETS protégé par mot de passe | Démarrer le daemon (connexion configurée), puis relancer l’analyse ; saisir le mot de passe ETS |
| Extension non autorisée / Aucun fichier reçu | Mauvais fichier déposé | Déposer un .knxproj (import projet) ou .knxkeys (Sécurité) valide |
| Impossible d’analyser le projet (parser PHP absent ou résultat vide) | Ni daemon ni parser PHP exploitables | Démarrer le daemon ; vérifier que le fichier n’est pas corrompu |
Quel mode de connexion choisir ? Une passerelle/interface IP → Tunneling UDP (le plus simple). Liaison instable / VPN → Tunneling TCP. Un routeur IP et/ou plusieurs superviseurs simultanés → Routing Multicast. Installation KNX Secure → la variante Secure correspondante.
Faut-il obligatoirement un projet ETS ? Non, mais c’est fortement recommandé : l’import récupère toutes les adresses de groupe et leurs DPT, et permet la création automatique. Sans projet, vous saisissez les GA à la main.
Mon projet ETS est protégé par mot de passe. Le déchiffrement passe par le daemon : démarrez le daemon (connexion configurée) avant de lancer l’analyse, et saisissez le mot de passe ETS dans l’onglet Projet.
« Slot tunnel occupé » — que faire ? Une passerelle a un nombre limité de slots tunnel. Ouvrez le bloc Slots tunnel : Libérer un slot occupé, ou Utiliser un slot libre. Sinon, fermez ETS/un autre superviseur, ou passez en Routing (pas de slot).
Puis-je garder ETS connecté en même temps que Jeedom ? En tunneling, chacun consomme un slot (attention à la limite). En Routing, autant de clients que voulu.
L’état d’un équipement ne remonte pas. Dans l’ordre : la commande info porte-t-elle la bonne GA d’état ? Le flag Initialiser est-il actif ? L’appareil émet-il spontanément (sinon → lecture cyclique) ? Vérifiez le tout dans le Bus Monitor.
Comment savoir si une commande a réellement été exécutée ? Par défaut, le plugin ne le confirme pas : le télégramme est déposé sur le bus, sans que personne n’accuse réception. Un actionneur hors tension ou en panne passe donc inaperçu — et le widget continue d’afficher le nouvel état, car le plugin y recopie la valeur envoyée. Activez Vérifier l’exécution des commandes (onglet Daemon) pour être averti quand l’équipement ne se manifeste pas. À distinguer d’un échec de transmission (daemon arrêté, passerelle injoignable), lui signalé immédiatement à l’écran au moment du clic, sans aucune option à activer.
Une valeur s’affiche mal (nombre bizarre, mauvaise unité). C’est un problème de DPT : il doit correspondre à celui de la GA dans ETS. Voir Référence des DPT et la méthode de diagnostic au Bus Monitor.
Puis-je piloter une interface USB / TPUART ?
Non : knxSecure ne parle que KNX/IP. Utilisez le plugin eibd, ou exposez votre interface via un knxd externe puis pointez knxSecure dessus en Tunneling (127.0.0.1:3671).
Je viens du plugin eibd, dois-je tout recréer ? Non : utilisez la Migration EIBD (voir plus haut). Elle recrée les équipements en conservant GA et commandes, sans supprimer les anciens.
Où voir ce qui se passe réellement sur le bus ? Le Bus Monitor : c’est l’outil de diagnostic central (télégrammes temps réel, valeurs décodées, filtres, export CSV, envoi de test).
Les logs du plugin ? Niveau de log réglable côté Jeedom, et visionneuse de logs du daemon intégrée (messages détaillés côté Python, y compris les erreurs xknx/Secure).